Pour une Révolution Nationale Bolchevik Situationniste Identitaire Conservatrice

Communiqué : la défaite de Victor Orban : une mauvaise nouvelle pour le conservatisme international

La défaite de Victor Orban et de son parti lors des élections législatives du 12 avril 2026 est une mauvaise nouvelle pour l’internationale conservatrice – et donc révolutionnaire. Une véritable épine. De nombreuses raisons peuvent l’expliquer, à commencer par celles, conjoncturelles, que nous allons relever ici. Cependant, et nous y reviendrons plus tard, dans différents articles doctrinaux, une telle défaite, celle du « leader » du camp conservateur national populiste mondial, et de sa capitale Budapest, point névralgique du combat que nous menons contre les mondialistes et leurs moyens démesurés, financiers en premier lieu, ne saurait s’expliquer uniquement par des raisons conjoncturelles. Il y a aussi des causes plus profondes, de positionnement idéologique.

La défaite de Victor Orban est d’abord le fait de l’usure du pouvoir. Il est de ce fait littéralement incompréhensible que le Fidesz et l’ensemble des proches du premier ministre n’aient pas vu venir cette défaite annoncée. Dans la situation économique de la Hongrie, avec au premier chef le poids de l’inflation, et l’importance évidente d’un ras-le-bol touchant même de proches soutiens de très longue date de Victor Orban, en premier lieu dans les campagnes, la victoire ne risquait pas d’échapper à Péter Magyar, malgré les défauts de l’énergumène, ses liens avec le pouvoir jusqu’à 2024 et la mise sur la place publique de sa vie puis de son divorce d’avec l’ancienne ministre de la justice du gouvernement Orban.

C’est la deuxième raison conjoncturelle de la défaite de Victor Orban : la corruption et le népotisme. Tout ce que nous ne devrions pas voir mis en scène par un dirigeant et un pouvoir issu du camp national conservateur identitaire, défenseur de la civilisation européenne, tout ce que, espérons-le, nous ne verrons jamais de la part d’un dirigeant national-bolchevik accédant au pouvoir n’importe où dans le monde. Perspective que nous devons garder à l’esprit. Il n’est pas admissible, quels que soient les éléments extrêmement positifs de la politique conservatrice hongroise durant ces seize années, ainsi que ses positions sur la scène internationale, il n’est pas acceptable qu’une partie importante de l’économie et des finances d’un Etat dirigé par un gouvernement proche de notre mouvance, avec toutes les nuances que comporte cette notion de proximité, soit concentrée entre les mains de membre d’une même famille et de membres de familles très proches du pouvoir.

Ce schéma de corruption est le contraire de la visée politique à laquelle nous aspirons : la lutte contre les organismes politiques actuellement en place, prétendument démocratiques et libéraux, concrètement népotiques et corrompus, à commencer par l’Union Européenne. Une lutte qui doit conduire à la destruction de ces organismes politiques et, de notre point de vue, à leur remplacement par un pouvoir politique et une société nationale-bolchevik situationniste identitaire conservatrice.

Ainsi, la défaite électorale de Victor Orban et de son mouvement politique en Hongrie nous apparaît tout à la fois conjoncturel et idéologique. C’est aussi une défaite morale. Il y a cependant plus. Le pouvoir incarné par Victor Orban est tombé dans ce que nous combattons : la société du spectacle, théorisée par Guy Debord, ce moment précis où le faux est devenu un moment du vrai. C’est ce moment-là, celui du faux ayant prétention à être le vrai, véritable pouvoir dominant à l’échelle mondiale, pouvoir se prétendant favorable à la démocratie ou aux libertés tout en les aliénant de fait, que nous combattons en vue de l’instauration d’un moment réellement du vrai. Or, les Hongrois, dont 77 % se sont déplacés pour voter, ont pu le constater depuis des années – simplement en regardant les nids de poule devant leurs yeux, des nids de poule en guise de routes, malgré promesses et argent dépensé -, dans leur pays le moment Orban était devenu l’un de ces moments où le vrai n’est plus que le faux s’inscrivant dans la réalité. Une fake news.

En ce sens, les tribulations du président Trump et le soutien de son administration à Orban ont aussi été une erreur stratégique. Tout comme Orban, Trump parvient à des résultats nécessaires, par exemple en ce qui concerne l’immigration massive, facteur du déracinement généralisé voulu par les mondialistes, tant il est aisé de contrôler des peuples prolétaires déracinés. Cependant, ces résultats doivent s’inscrire dans le temps et demeurer des moments du vrai. Ils ne le peuvent pas quand les hommes au pouvoir qui mettent en oeuvre ces politiques nécessaires créent dans le même temps les conditions de leurs échecs à venir. C’est la leçon que nous, nationaux-bolcheviks, demandons à tous les nationalistes, quelle que soit l’échelle à laquelle chacun se projette derrière ce concept, tous les identitaires, tous les conservateurs, tous les défenseurs de la civilisation, de retenir. Notre camp de peut être celui où le faux devient un moment du vrai.

La rédaction – pour la Section Française de l’Internationale National Bolchevik (SFINB). 


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